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Témoignages




Jean Denerolle, l’un des 24 étudiants de la première promotion MS SIAI 100% Singapour partage son expérience :

Peux-tu brièvement nous décrire ton parcours ?

J’ai toujours été intéressé par une formation pluridisciplinaire. Soucieux de mieux appréhender les enjeux politico-économiques mondiaux, j’ai fait le choix d’un cursus à Sciences Po.
J’ai pu y suivre des cours de géopolitique orientés sur l’Asie. Fasciné par la Chine, je suis parti un an enseigner le français dans une université de Chine intérieure, près du barrage des Trois Gorges, à Chongqing précisément. Petite ville de huit millions d’habitants, l’immersion était totale. Une des plus grandes joies était de rencontrer des personnes qui parlaient mandarin, la plupart recourant au dialecte local du Sichuan.

Pourquoi avoir choisi le Mastère SIAI ESSEC ?

Après cette expérience, je voulais poursuivre l’échange avec les Chinois. Faire du commerce est aussi, et surtout dans le cas de la Chine, un moyen d’approfondir les liens entre deux cultures. C’est d’ailleurs passionnant d’observer à quel point la relation amicale prédétermine toute relation contractuelle.
J’ai donc décidé de postuler pour une Business School. J’ai choisi l’ESSEC, parce qu’elle s’est installée durablement en Asie par l’implantation d’un campus à part entière. Ce mastère m’a semble le plus apte à combiner Stratégie et Finance, alliance indispensable pour comprendre et prendre part à toute forme d’entreprise à l’international.

Comment expliques-tu ton choix d’intégrer la filière 100% Singapour ?

Avant tout, je désirais absolument revenir en Asie. Je voulais étendre ma connaissance de l’Asie chinoise à celle de l’Asie du Sud Est. Grâce au programme 100% Singapour, on peut donc vivre 8 mois dans la Ville-Etat, durée minimale pour appréhender les rouages de la société singapourienne, mais aussi prendre le temps de voyager dans les pays voisins.

Par quoi as-tu été frappé en t’installant à Singapour ?

Ce qui m’a le plus impressionné à Singapour, outre son melting pot, c’est le degré de conscience des singapouriens qu’il leur faut travailler plus que toute autre nation pour subsister face aux grandes puissances asiatiques. On s’aperçoit très vite, en arrivant ici, que maintenir un avantage compétitif est vital pour ce petit Etat à la pointe de la péninsule malaise.

Selon toi quel est le point fort du programme ?

Ce qui m’a paru le plus important est de suivre des cours de MBA dans une des universités partenaires de l’ESSEC à Singapour, Nanyang Business School. Etudier, travailler en groupe avec des managers indiens, vietnamiens, coréens, malaisiens… a été une formidable expérience faite d’agacements parfois, de satisfaction le plus souvent.

Le groupe ESSEC

Laetitia Trèves et Maxime Tassin, étudiants de la première promotion de l’Asian Track, nous racontent leur expérience à Singapour.

Pourquoi avez-vous choisi de
suivre le programme de l’Asian Track? Quelles
étaient vos motivations?

Laetitia Trèves
Ma première expérience de l’Asie, à l’occasion d’un stage de six mois à Shanghai, en
2004, m’avait profondément marquée. L’Asian Track –programme qui me semblait d’emblée prometteur– m’offrait l’opportunité d’approfondir mes connaissances sur les problématiques asiatiques: les cours proposés me permettaient d’en apprendre davantage sur les comportements et «l’approche asiatique» du business, souvent difficiles à appréhender, parce que radicalement différents de ceux de l’Occident.
J’étais aussi très attirée par Singapour, cette ville singulière, située géographiquement au coeur de l’Asie du Sud-Est, considérée aujourd’hui comme l’une des premières puissances économiques et financières. J’appréciais enfin d’avoir l’occasion de pratiquer la langue chinoise, que j’apprenais depuis mon séjour en Chine. Et puis, j’entrevoyais la perspective d’effectuer quelques voyages dans la région.

Maxime Tassin
Durant ma scolarité, j’avais eu la chance d’effectuer des séjours en Amérique du Sud, en Inde et en Afrique ; je ne connaissais pas encore l’Asie du Sud-Est. Ce sous-continent est
souvent présenté comme la région du monde la plus dynamique sur le plan économique, mais aussi comme un formidable berceau culturel.
Ma participation à ce programme de l’Asian Track m’apparaissait comme une occasion unique de découvrir cette partie du monde, de vivre dans une ville située au coeur d’une zone en décollage, et de confronter l’image qui en était donnée à sa réalité. Le programme des cours et les sujets qui devaient y être développés –stratégie, finance, politique et culture à forte tonalité asiatique– me tentaient. Ce sont les principales raisons qui m’ont conduit à faire acte de candidature. Et je suis particulièrement heureux d’avoir eu la possibilité de participer à cette formation de six mois.

Comment avez-vous vécu votre séjour sur
le campus de Singapour ?

Laetitia Trèves
Le campus est situé dans la nouvelle bibliothèque nationale, un superbe bâtiment en verre en plein centre de la ville. Nous avons bénéficié d’un enseignement de qualité, dispensé par des professeurs dont la plupart sont nés ou ont travaillé en Asie. Nombre de cas étudiés concernaient des entreprises occidentales qui avaient été confrontées à des difficultés d’adaptation et devaient faire face à la montée en puissance des entreprises locales.
L’ambiance entre les 40 étudiants sur le campus était excellente. Beaucoup d’entre nous avaient effectué un stage en Inde, au Japon, en Chine ou à Hong-Kong : les échanges d’expériences, les témoignages, la confrontation de points de vue différents sur les sujets abordés, étaient très enrichissants pour tous. Sur un plan amical, des liens forts se sont noués. Je regrette simplement l’absence de contacts avec les Singapouriens. Mais je suis persuadée que l’arrivée, l’année prochaine, d’étudiants de la Nanyang University of Singapore sur notre campus, nous offrira de belles occasion de rencontres.
Il faudrait aussi parler de la vie au quotidien: Singapour –«l’Asie pour débutants», comme aime à le souligner Jing Mok, notre professeur de chinois– est une ville-état étonnante, par son environnement, ses infrastructures modernes …
C’est aussi une ville très différente des autres grandes capitales asiatiques. J’y ai surtout apprécié l’aspect cosmopolite, ce mélange de cultures, de religions, de visages : fin octobre sur Orchard road –les Champs-Elysées de Singapour–, les centres commerciaux étaient décorés de guirlandes de Noël et de sapins rouge fluo clignotants ; à l’autre bout de la ville, dans le quartier malais où j’habitais, on célébrait la fin du ramadan ; j’entendais le muezzin de Mamutik, la mosquée voisine, tous les matins. Dans le quartier indien que je traversais pour rejoindre le campus, je croisais des Chinois faisant du taï chi entre deux temples bouddhistes. Dans le métro, on entend parler malais, indien, chinois, singlish … et tout le monde parle anglais … Cela semble naturel, et le sentiment patriotique reste entier.
Cette cohésion nationale et cette harmonie culturelle sont remarquables.

Maxime Tassin
Le campus est situé au coeur de la ville, à quelques mètres du fameux Raffles, le plus bel hôtel de Singapour. Nos cours ont lieu dans l’un des tout récents immeubles de Singapour, au 13e étage de la National Library, ce qui nous permet de jouir d’une vue exceptionnelle sur la ville. La vie à Singapour est très agréable. Les buildings modernes et les infrastructures s’intègrent parfaitement à la végétation soigneusement préservée.
La ville est composée de différents quartiers, aux singularités culturelles marquées : Little India, Chinatown, Holland Village, Arab street …
Singapour propose une grande diversité d’activités facilement accessibles : on peut y visiter des musées, aller à l’opéra, suivre des cours de planche à voile, de wakeboard, de golf … Les restaurants aux spécialités d’Asie et d’Europe, ainsi que les bars et les boîtes de nuits, offrent une vie nocturne très riche. Les Singapouriens sont cependant plutôt difficiles d’accès, très respectueux des lois et des règles : à titre d’exemple, vous ne verrez jamais un Singapourien traverser une rue au feu vert, ou vous «doubler» lorsque vous faites la queue …
Enfin, grâce à sa situation géographique, Singapour constitue un tremplin pour des échappées –vacances ou courts séjours– vers les pays voisins: la Birmanie, le Laos, Java, le Vietnam, –ou encore, le temps d’un week-end, vers le Cambodge, la Malaisie ou la Thaïlande.

Quels enseignements tirez-vous de cette
expérience ? en termes de formation
académique ? sur un plan personnel ?

Laetitia Trèves
Les cours de l’Asian Track, qui prenaient le plus souvent la forme de débats et de discussions autour d’études de cas et d’exposés d’intervenants extérieurs, étaient très enrichissants.
J’ai beaucoup appris, mais j’ai surtout compris comment il fallait aborder une culture complexe, en termes de management et de relations humaines. J’ai aussi eu la chance de voyager dans la région et de m’imprégner de cette «culture asiatique» –terme réducteur, puisqu’il faudrait parler de plusieurs cultures–, ce qui me permet d’insister sur le gap culturel auquel nous avons tous été confrontés sur place. Au total, ce séjour à Singapour a renforcé ma motivation et mon souhait de commencer mon parcours professionnel en Asie, idéalement en Chine.

Maxime Tassin
D’un point de vue académique, ces six mois m’ont permis de mieux appréhender les enjeux et les problématiques propres aux économies des principaux pays de la région.
L’introduction à leurs cultures et au rôle que celles ci ont joué dans le développement politique et économique de ces pays s’est aussi révélée très instructive. La rencontre avec des professionnels locaux ou expatriés à Singapour m’a permis de mieux saisir le mode de fonctionnement des Singapouriens dans le monde du travail, de comprendre l’importance que revêt la connaissance des cultures et des méthodes locales dans la réalisation d’une vie professionnelle à l’étranger.
Sur un plan plus personnel, ce séjour a été l’occasion de côtoyer au quotidien des hommes et des femmes aux mentalités certes différentes, mais dont les aspirations étaient finalement proches des miennes. J’ai aussi rencontré des diplômés de promotions différentes, et noué de nouvelles amitiés. Le bilan de ces six mois est tout à fait positif, et particulièrement enrichissant, à plus d’un titre.

Le groupe ESSEC