« J’étais le premier étudiant du BBA à intégrer l’incubateur d’ESSEC Ventures ! »
17/05/2013

Fabien Guillossou ne vient pas d’une famille d’entrepreneurs. Pourtant, il rêve très vite de créer son entreprise.



17/05/2013

«  J’étais le premier étudiant du BBA à intégrer l’incubateur d’ESSEC Ventures ! »

Fabien Guillossou ne vient pas d’une famille d’entrepreneurs. Pourtant, il rêve très vite de créer son entreprise. Du projet au concret, pas de temps à perdre : encore étudiant à l’ESSEC, Fabien se lance dans l’aventure en 2006, en co-fondant Orixa Media. Aujourd’hui, il a 34 ans et son agence de search marketing compte une trentaine de salariés au service de 200 clients actifs.

Quand vous créez Orixa Media, vous êtes encore étudiant et vous entrez dans l’incubateur d’ESSEC Ventures. Quels ont été les bénéfices de cet accompagnement ?

Globalement, un entrepreneur a toujours besoin d’être accompagné, à tous les niveaux. Au début, on s’imagine être le meilleur, le plus fort... Ce n’est pas une mauvaise manière de démarrer car il faut être motivé et avoir les crocs pour que ça marche. Mais le coaching de personnes détentrices d’une vision, c’est important. Cela permet de ne pas être seul, de sortir un peu la tête du guidon grâce à un regard externe qui aide à se poser les bonnes questions. Un gain de temps considérable !

Quand Julien Morel, le directeur exécutif d’ESSEC Ventures, m’a donné les clefs de l’incubateur, j’avais vraiment pris cela comme un premier succès, cela signifiait que l’on validait mon projet, que l’on croyait à mon business plan.

Comment avez-vous réussi à lancer Orixa Media ?

J’avais déjà effectué quatre ans d’apprentissage, dont deux ans pendant ma formation à l’ESSEC, dans une agence média. Rapidement, je suis devenu “l’expert maison” en référencement payant, une compétence assez rare et l’on commençait à me demander des prestations en dehors du travail.
J’avais déjà l’envie d’entreprendre. Mais l’apprentissage ne fournit qu’un maigre salaire, alors j’ai eu recours au meilleur business angel de France : Pôle Emploi ! Le système permet de recevoir une partie de ses allocations chômage sous forme de capital (NDLR : 50 % jusqu’au 1er avril 2013, 45 % depuis le 1er avril 2013).

J’ai rapidement trouvé mon associé, un ami qui travaillait chez Yahoo! Search Marketing. Je lui ai parlé de mon désir de monter mon agence de search et il a dit oui tout de suite. On détient donc chacun 50 % des parts, mais on sait qu'on ne pourra pas continuer à maintenir 50 % de croissance par an sans un apport supplémentaire important, donc on réfléchit à ouvrir le capital. En tous cas, je suis fier d’avoir monté ma boîte sans jamais avoir eu de CDI. À la place, j’en ai créé 25, des CDI !

Quelles sont les particularités du secteur d'activité d’Orixa Media ?

Orixa Media accompagne les sociétés dans leurs investissements médias, afin de rendre performantes leurs actions marketing. En clair, on optimise et on rentabilise leur présence web en mesurant en temps réel l’impact de nos actions sur la croissance et le développement. Ce qui compte, c’est le ROI, le fameux retour sur investissement. Nous sommes dans l’ère du « data-driven marketing ».

Notre métier est issu des agences média traditionnelles qui diffusaient des affiches 4 par 3 dans le métro et achetaient des espaces publicitaires à la télé, etc. Mais aujourd’hui, le web demande des méthodes plus techniques et scientifiques, des outils se sont créés pour analyser les millions de données. Maintenant, quand on achète de la publicité sur Internet, cela se fait un temps réel et les Ad-Exchanges permettent de le faire sur un gros volume de sites : c’est du trading du média Internet. Pour comprendre un peu mieux de quoi il s’agit, on peut donner un exemple simplifié : si vous voulez vendre des parapluies, vous pourrez utiliser les prévisions d’un fournisseur de données (data provider) tel que Météo France pour savoir où et quand proposer vos produits.

Dans notre secteur, on ne peut pas se passer d’une expertise forte, surtout avec l’enjeu de plus en plus important de la big data. On doit évoluer vers davantage de web analyse, continuer à développer les algorithmes d’analyse de données, les techniques qui permettent de rapatrier les données et de les interpréter pour prendre les bonnes décisions. Les enjeux financiers sont colossaux.

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