ESSEC Executive MBA - Une paire de chaussures différente chaque jour avec Pop Your Shoes
3/12/2013

Julien Bofill et Bruno Thiellement sont les fondateurs de Pop Your Shoes, une entreprise qui commercialise des chaussures accessoirisables, hébergée dans la pépinière ESSEC de La Défense.



3/12/2013

ESSEC Executive MBA - Une paire de chaussures différente chaque jour avec Pop Your Shoes

Julien Bofill (ESSEC Executive MBA) et Bruno Thiellement sont les fondateurs de Pop Your Shoes, une entreprise qui commercialise des chaussures accessoirisables, hébergée dans la pépinière ESSEC de La Défense.

Deux hommes accomplissant un rêve de femmes : voilà une bien belle histoire. Julien Bofill et Bruno Thiellement se sont connus en 2006, le premier était alors le manager du second dans le cabinet de conseil en management KYU Associés. D’une relation professionnelle, une amitié s’est construite : sept and plus tard, début 2013, cette rencontre donne lieu à une création d’entreprise. Et Pop Your Shoes est née.

Pop Your Shoes, du projet au concret

Lors de son voyage de noces au Vietnam en 2004, Julien Bofill découvre une boutique « géniale »: un petit magasin qui fabrique des chaussures de n’importe quelle taille à la demande. « Il suffisait de choisir n’importe quelle chaussure avec n’importe quelle finition et ils vous les faisaient au dernier moment », explique Julien. Pas du genre à lâcher une idée qui germe, ce diplômé de l’INSA Lyon laisse le projet mûrir et se transformer dans un coin de sa tête. De 2010 à 2012, tout en poursuivant son activité dans le conseil, Julien Bofill autofinance l’ESSEC & Mannheim Executive MBA, 18 mois de formation continue le soir et les week-ends pendant lesquels il formalise son projet. Le business plan est dessiné, il ne reste plus qu’à… se lancer.

C’est à cette période qu’il en parle avec Bruno Thiellement, son ami diplômé des Arts et Métiers. Et Julien, qui se décrit lui-même comme « le penseur, perfectionniste, capable de refaire 36 fois un document et d’avoir une super idée qui restera éternellement sur le papier » trouve l’associé idéal. A 31 ans, Bruno Thiellement dispose d’un atout important, « cette capacité à prendre des risques », qui va souvent de pair avec la création d’entreprise. Bruno pose sa démission en novembre 2012 et vend son appartement acheté trois ans plus tôt dans le dixième arrondissement parisien. « Pour la petite histoire, cet appartement, j’avais mis un an et demi à le retaper moi-même le soir et le week-end » précise Bruno. Les dés sont jetés. Julien démissionne à son tour en janvier 2013, et passe par la case banque récupérer ses économies. C’est donc sans emprunt et sans investisseur externe que la SAS est créée, avec une participation financière égale de la part des deux fondateurs, et une répartition des parts quasiment identique : « 50,001 % pour Julien, et 49,999 % pour Bruno. L’idée était que ce soit équilibré en pourcentages mais que l’on puisse tout de même prendre une décision », justifie Julien.

Deux nouveautés : des chaussures accessoirisables, vendues en réunion

Les Françaises pourront désormais s’acheter une seule paire de chaussures – par exemple des bottines ou des bottes – et quelques accessoires pour en modifier l’aspect. Le plus simple reste sûrement d’en montrer l’exemple en images :

Mais ce n’est pas l’unique originalité introduite par Pop Your Shoes : en plus de la vente sur le site Internet, les chaussures seront proposées lors de vente en réunion. Oui, comme les traditionnelles réunions Tupperware, de lingerie ou de cosmétiques bios. En effet, jusqu’à présent, la vente directe de chaussures n’existait pas en France. Il suffit d’imaginer le/la vendeur/vendeuse transportant des vingtaines de modèles avec des coloris et des tailles différentes pour comprendre pourquoi. Or, Pop Your Shoes, c’est un seul modèle de chaussure, avec évidemment des variations de tailles et de coloris, et des centaines d’accessoires. L’acheminement est donc facilité.

Pop Your Shoes : la qualité et la quantité ?

« Nous voulions un produit dont nous serions fiers ». Julien Bofill et Bruno Thiellement n’ont donc pas lésiné sur la qualité, dans cette optique ils ont choisi le 100 % made in Europe. La conception, le prototypage et le développement des produits sont réalisés en France, et la fabrication se fait au Portugal à São João da Madeira, au sud de Porto, une région réputée pour son savoir-faire dans la chaussure de ville. Les composants, parmi lesquels le cuir italien pleine fleur, proviennent exclusivement de pays européens : Italie, Suisse, Allemagne et Portugal. « Même le packaging », ajoute Bruno Thiellement.

Pourquoi ne pas avoir opté pour une fabrication en France ? Comme l’explique Julien Bofill, cela aurait été un choix bien trop coûteux : « Nous avons essayé, nous avons demandé à des fabricants français, mais cela nous positionnait sur du produit de luxe, avec un prix de vente aux alentours de 500 euros. Nous voulions quelque chose de plus ludique et plus abordable, sans être low cost. Ainsi, les bottes sont vendues 209 euros en réunion, et 229 euros sur le site Internet. Les bottines sont à 159 euros en vente en réunion et 175 euros sur le site Internet ».
Conclusion : plusieurs paires de chaussures en une, la quantité mais pas au détriment de la qualité.

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